L’Indépendance ne se déclare pas, Elle se Gagne !


Point de dépense sans profit,
Point d’entreprise sans réflexion,
Point de querelle sans nécessité.

(Proverbe Indien)

Habitué depuis plusieurs années à écrire sur l’actualité du Bénin et d’ailleurs, je me suis volontairement depuis 2006, pratiquement abstenu de le faire en dehors des reseaux sociaux et de la sphère privée. Pourquoi ? Parce que les Elections Présidentielles de cette année là étaient venu ébranler bien des certitudes et bien des élans. J’avais vu (comme beaucoup d’autres)  en cette opportunité politique, un véritable tremplin pour l’accélération du développement du pays et pour l’épanouissement d’une nouvelle génération d’acteurs politiques, économiques et sociaux.

Car si objectivement, le nouveau régime politique d’alors ne constituait certainement pas un allié objectif, nous avions pensé qu’il était républicain et conseillé de respecter le choix de plus de 75% de Béninois, véritable Tsunami, même si nous n’y croyions pas forcément. Qu’aurions-nous pu dire qui ne fut pas automatiquement assimilé à ses poivreries de bouche dont raffolent nos concitoyens : jalousie, aigreur, malhônneteté, anathème.

Moins de cinq années après, le temps semble irrémédiablement arrivé de reprendre ma modeste plume. Pourquoi ? Parce que j’ai des choses à dire, à partager et qu’il va du devoir de tout citoyen conscient et moyennement outillé de participer du mieux qu’il peut, en sachant humilité garder, au développement de son pays, surtout quand ce dernier fait partie des 30 les moins avancés de la planète. Il y a en chacun de nous un lampe, une lumière, celle de notre conscience. Il appartient à chacun de nous de l’entretenir ou de la briser, de l’emprisonner ou de la partager. Il est aussi un sentiment, celui du devoir qui vous habite ou vous évite. Si une seule nuit il vous a habité, jamais plus vous ne saurez l’éviter. C’est malheureusement mon cas. J’ai eu je pense, l’immense chance de cotoyer des gens qui jamais ne saurons lire, jamais n’écrirons une ligne, jamais ne calculerons Cent Mille. Ces gens qui tous les jours, remettent sur le métier de l’existence, l’espoir d’un quotidien tout juste suffisant pour ne pas dire subsistant. Ces gens qui ne se perdent plus à rêver d’un lendemain meilleur mais que demain soit encore leur. Pour tous ceux là et pour bien d’autres, j’ai le devoir de penser, d’écrire, de participer autant que je peux à la grande chaîne de citoyens de bonne volonté qui voudront et pourront restaurer l’Espoir.

C’est volontairement que je me suis abstenu de tout commentaire sur la commémoration du Cinquantenaire de l’Indépendance des nations africaines et donc de la proclamation de la République du Dahomey devenue Bénin. Comme beaucoup, j’ai ressenti quelque amusement à entendre parler de  » Fête  » puisque pour ces quelques illuminés dont nous sommes et qui se réclament du Robert, meilleur dictionnaire de la langue française, la nation de fête renvoie à un évènement heureux, une gratification. Fête de l’Indépendance ? De quelle Indépendance parlons-nous et pourquoi la fêterions-nous ? C’est un vaste débat auquel chaque africain, chaque béninois a pu ou pourra se consacrer en lui même. C’est à l’occasion du récent concert d’Akon et des vissicitudes qu’il a comporté, que la question de l’Indépendance m’est revenue avec acuité. Il était question de l’Indépendance de la Jeunesse.

Là encore je pose et me pose des questions. Car avant de parler d’Indépendance de la Jeunesse, il faille bien se demander de quelle indépendance et de quelle jeunesse il s’agit. Car les notions même d’Indépendance et de Jeunesse semblent, à mon humble avis, grandement galvaudées par les temps qui courrent. Et pire, bien souvent par ou avec l’agissante complicité des jeunes eux-mêmes, agneaux sacrificiels d’une tabaski qui les dépasse.

Point de Dépense sans Profit …

Ceci pourrait être le slogan de toute une génération de jeunes africains ou béninois. Celà pourrait être le préambule du premier manuel d’économie à mettre entre les mains de tout étudiant. Mais dans le domaine précis de la citoyenneté, du patriotisme et de la construction de son pays, cette maxime, si l’on en fait un crédo, mène aux désillusions les plus sévères. La culture du  » qu’est ce que j’y gagne « , est également celle du  » tout ce que j’y perds « . Pensons y !

Car s’il est connu et par certains accepté que « l’enfer c’est les autres », dans un régime démocratique, l’enfer c’est surtout et très vite nous-mêmes. Pouvons-nous continuer en tant que jeunes, à réclamer notre émancipation politique, notre indépendance économique et notre autonomie sociale, en nous accrochant aux oripeaux de régimes d’un autre temps ? L’indépendance peut-elle se conquérir dans l’avilissement massif, l’errance systématique, la naiveté et la facilité ? Prenons-nous conscience que nous prétendons tisser une nouvelle corde à la suite de l’ancienne que nous ne connaissons pas et dont nous adoptons les relicats les plus véreux ?

Ces relicats ont pour non la division, la corruption, le dédain du mérite, l’irrespect de la chose publique. D’aucuns, tels de révolutionnaires d’un autre temps veulent prendre le pouvoir, accéder à des responsabiliter, réformer ceci ou cela en s’appuyant sur de vieilles briques pourries et décrépites. Ils agissent comme s’il était possible de bâtir Hong Kong par dessus les immondes marais bordant le Lac Noukoué. Comme s’il suffisait de disposer d’une baie pour devenir l’un des premiers espaces d’échanges au monde.

Il est impérieux que la Jeunesse Béninoise s’impose de la rigueur dans son comportement, dans ses mots et dans ses actions. Impérieux, qu’elle se dépouille psychologiquement et socialement de références et de modèles qui ne sont pas les siens. Impérieux qu’elle aille puiser dans son histoire personnelle et dans l’expérience des pays émergents, de nouvelles valeurs et de sains aiguillons pour le développement économique et social. Impérieux surtout et avant tout, qu’elle intègre que la notion même de Citoyenneté lui accorde des droits et lui impose des devoirs.

Car c’est le jour ou la jeunesse, imposante et nombre et diverse en sensibilités, s’imposera et imposera le civisme comme valeur cardinale de toute action publique, qu’elle mettra réellement le cap sur son indépendance propre et partant, sur celui de la Nation. Nul ne fait de la vertu en s’accomodant des vices des autres. Nous devons et nous pouvons nous approprier ces valeurs civiques qui feraient de nous de vrais et de bons citoyens pour le pays. Il s’agit de civisme que définit Gaston Agboton comme  » l’ensemble des idées, des attitudes et des comportements qui conviennent au bon citoyen et le font agir comme un élément conscient et actif du peuple, qui incitent le citoyen à travailler non seulement pour soi, mais aussi à apporter chaque fois un supplément de labeur, d’expérience, d’intelligence, de volonté, de courage et d’espérance pour le bien du pays et d’abord celui du plus grand nombre « .

Point d’Entreprise sans Réflexion

On parle de réfléchir avant d’agir. Les ressources humaines disponibles au Bénin sont souvent vantées. Pour leur diversité et leur excellence. Cela se traduit-il dans la gestion quotidienne qui est faite des ressources publiques ?

Ceux là même qui se réclament Jeunes en politique, Jeunes dans les affaires, Jeunes icônes sociales réfléchissent-ils toujours à la responsabilité qu’ils prennent et à l’exemple qu’ils donnent ? Qu’entendons-nous par être jeune et indépendant aujourd’hui ? Tout du moins au plan économique et social ?

Un jeune occidental peut vous présenter son appartement, sa fiche de paie, son compte bancaire. Et chez nous donc ? Pour les mieux nantis, on vous servira une indépendance  » graçapapa  » faite de présomptions hautaines, de certitudes éculées et d’héritage avant l’heure, bourrée de tics, sentant le toc et finalement dérangeante comme les tiques. Les plus nombreux vous emmèneront au coeur de leur combat quotidien, qui pour le gain facile, qui contre la fatalité et la misère. Il est vrai que la vie n’offre pas toujours le choix mais un penseur hindou dit ceci de sensé et de profond :  » En vérité l’homme n’a jamais le choix sauf une fois, celle ou il choisit l’immoralité aux dépens de l’honneur « .

Aucune nation, aucune société, aucun avenir ne peuvent se bâtir sur la culture de l’argent, de la facilité, de la ruse, de la criminalité et de l’indécence envers soi même. Aucune fondation solide ne saurait reposer sur un sous bassement d’indignité et de médiocrité. Ceux qui réussissent ne sont pas toujours des génies. Ils n’ont qu’un secret : le travail qui conduit au Mérite, à l’Honneur et à la Dignité. Ils ont des noms et des visages à travers l’histoire.

Nos frères et nous mêmes, devrons comprendre qu’autant de cybercriminels, c’est autant de mesures de rétorsions à venir. Qu’autant d’escrocs , c’est autant de confiance entre nous-mêmes qui s’envole. Qu’autant de discours politiques creux et vaseux orientés vers une ascencion politico-économique personnelle et fulgurante, c’est autant de graines de désespoir semées dans le terreau d’une jeunesse qui se cherche un idéal , des figures, une voix.

Le réarmement moral que nous impose notre quête d’Indépendance et de Progrès dépasse le simple stade du moi, il impose une capacité à agir ensemble, à nous regarder dans les yeux, à nous éduquer l’un l’autre, à nous dire surtout la Vérité. Cela passe par l’Education, aussi bien académique que civique, par le partage des expériences et l’édification ou la rectification du prochain sans hauteur et sans faux-semblants. Car sans changement de mentalités, point de décollage économique, point de progrès social, point de modernisation sociétale.

Point de Querelle sans Nécessité

Nombre de nos congénères voient l’érection de la Jeunesse, comme une Révolution, un mouvement spontané et irréductible qui balaierait tout sur son passage. Ils devraient revisiter l’histoire du Monde et celle du Bénin. Un révolution n’a de succès que si elle extermine jusqu’au dernier nouveau né de la classe qu’elle entend suppléer. S’il en reste un seul, l’effort est vain. Nous tuerons-nous nous mêmes ? Tuerons nous nos parents ?

La nouvelle corde que nous souhaiterions tisser, nous ne pourrons la rendre utile qu’en allant chercher auprès des tenants de l’ancienne, les goulots d’étranglement. La République est une continuité, le développement est un chantier. Le but n’est donc pas de mettre à la retraite tous les ouvriers pour faire débarquer une armada de novices apprentis sorciers. Il ne s’agit pas de jeter le bébé avec l’eau du bain. Il s’agit, par les vertus de l’observation, du dialogue et de la vision prospective, de tracer un nouveau sillon qui tout en assumant l’héritage du passé, intègre les réalités du présent et décline les impératifs du futur.

L’avenir de la Jeunesse n’est ni dans la révolution, ni dans la compromission, ni dans la convulsion. Pas même dans l’insoumission. Notre Avenir est en nous mêmes et c’est en nous mêmes que nous devons le chercher. Notre avenir est dans l’analyse dépassionnée du bilan de nos aînés et dans l’échange avec eux . Il est aussi et surtout dans la recherche de solutions innovantes à nos problèmes. Il nous appartient en fait de faire basculer l’échelle qui veut que la jeunesse soit le problème fondamental de nos états. Elle est la Solution ! Au plan politique, économique, social, culturel et tout simplement humain. Elle est le souffle nouveau de la Renaissance de l’Afrique.

A elle de se réaliser en ne reproduisant pas les erreurs du passé. Il ne sert à rien de mener des querelles dont on peut se passer. C’est de l’énergie gaspillée pour les véritables combats. L’émancipation politique de la jeunesse n’est pas un combat de fond, c’est la matérialisation de son enthousiasme, de son énergie positive et de ses projets en actes concrets et intelligents qui représente le défi. Finie la Présidence du Verbe, Fini le Ministère de la Parole, place au Magistère de l’Action. Sans ça, point de salut. Ceci d’autant plus que notre génération, globalement celle des 15/35 ans d’aujourd’hui, a en mains une formidable clé : le suffrage ! Le vent de démocratie qui a soufflé et continue de souffler sur l’Afrique est un puissant vent de libération. Un homme compte pour une voix. Et singulièrement nous béninois qui usons voir abusons à bon escient de cette démocratie, avons le devoir d’en faire un outil d’autonomie, de d’indépendance, de progrès.

Plutôt que les sempiternels discours sur les fautes des dirigeants, l’inconséquence des gouvernants, nous avons une marge de manoeuvre inédite pour changer durablement les choses . Comment ? En devenant des citoyens actifs, en nous appropriant la démocratie et en la diffusant et surtout en faisant passer nos réalités, nos idées et nos projets avant nos ventres et notre naiveté. Plutôt que d’être la récitatrice en chef de programmes politiques généralement inaccessibles et de toutes les façons déphasés, nous pouvons être, chacun de nous, des programmes politiques. Plutôt que de marchander nos suffrages contre des sodas et des « krikas  » , nous pouvons les aiguiller sur nos réalités, nos besoins. La Jeunesse a, pratiquement dans tous les pays d’Afrique, la faculté de s’imposer par le nombre. Elle est le 1er électeur et doit devenir le 1er Candidat, le 1er Enjeu. Auquel cas, elle se condamne au rôle d’éternel faire-valoir, de parent pauvre violenté, de mouton convoité pour son gigot et pour sa laine mais jamais pour lui-même. La Jeunesse que nous sommes doit se distinguer autrement, se faire respecter véritablement en se respectant elle-même et s’engager résolument dans l’espace et les débats publics pour défendre ses positions, assumer ses opinions et se mettre en situation de créér demain et pour après-demain, un avenir qui lui ressemble.

Il faudra en passer par là pour aller vers la véritable Indépendance.

Il faudra s’Engager et se Mobiliser pour cela.

Il faudra surtout cesser de penser que l’Indépendance se proclame : elle se Gagne et tout ce qui se gagne honnêtement se gagne difficilement.

Nos pays sont malheureusement là pour nous le rappeller, 50 Ans après, toujours coincés entre le marteau la dépendance et l’enclûme de nos propres errances.

En 1960, la plupart des jeunes pouvaient citer ne serait-ce qu’un sacrifice personnel qu’ils avaient fait pour leur pays. Qu’en est-il de nous aujourd’hui ?

C’était une introduction, nous irons très vite dans le concret.

Je sais que la Jeunesse Africaine croit en son Bonheur. Le Bonheur c’est le Labeur et le Labeur, c’est l’Honneur.

A vos Solutions et à Jeudi prochain !

Lionel

L’Indépendance ne se déclare pas, Elle se Gagne !

12 réflexions sur “L’Indépendance ne se déclare pas, Elle se Gagne !

  1. Adadjo Soumaila dit :

    Je suis simplement emu de voir un jeune éveille et aidant à eveiller le plus grand nombre par des justes choses. J’aime encore plus un propos qui se tient loin de tel ou tel politique ou politicien. Il faut nous continuer cela.

    Adadjo Soumaila
    Controleur des Travaux Publics
    Direction des Routes et Ouvrages d’Art du Bénin
    97 01 16 99

  2. Habiatou BS dit :

    Une bonne profondeur de vue. Ce que je retiens : la démocratie est une une arme bien plus puissante que toutes les autres mais elle est equivalente en droits et en devoirs.

    Question : et toi meme que feras tu pour mieux participer ?

  3. Salim Bio Tchané dit :

    M. Chobli, c’est vraiment avec une grande fierté que j’ai lu tes mots; ils sont emprunts d’une grande honnêteté mais surtout d’une vérité qui ne se cache plus aujourd’hui. Malheureusement, notre génération, à mon humble avis, manque de repères mais l’espoir n’est pas perdu et ne le sera jamais. Travaillons ensemble pour trouver des solutions communes et faire de nos prochaines 50 ans une véritable fête d’indépendance. A bientôt et bon courage.
    Salim

  4. Carmelo dit :

    je retiendrai ces mots: « Il y a en chacun de nous un lampe, une lumière, celle de notre conscience. Il appartient à chacun de nous de l’entretenir ou de la briser, de l’emprisonner ou de la partager. Il est aussi un sentiment, celui du devoir qui vous habite ou vous évite. »
    Il reviendra à chacun de nous de nous référer à cette conscience au moment de satisfaire notre sentiment du devoir. Devoir envers soi même, devoir envers notre famille, devoir envers les autres, devoir envers notre commune patrie!

  5. Eric GNIMASSOU dit :

    « Il est impérieux que la Jeunesse Béninoise s’impose de la rigueur dans son comportement, dans ses mots et dans ses actions. Impérieux, qu’elle se dépouille psychologiquement et socialement de références et de modèles qui ne sont pas les siens. Impérieux qu’elle aille puiser dans son histoire personnelle et dans l’expérience des pays émergents, de nouvelles valeurs et de sains aiguillons pour le développement économique et social. Impérieux surtout et avant tout, qu’elle intègre que la notion même de Citoyenneté lui accorde des droits et lui impose des devoirs. »

    Il nous revient à nous, jeunes, de prendre les choses en main pour un vrai changement au Bénin !

    Merci Lionnel pour cette analyse pertinente

  6. Imaginons qu’un nouveau président (présidente aussi) choisit de confier, comme l’a fait Houphouet BOIGNY à son époque, les porte-feuilles ministérielles à des gestionnaires étrangers connus pour leur rigueur de travail et leur intégrité moral qui n’agiront que dans l’intérêt de la nation.

    Bien entendu cette collaboration sera issue d’un traité paraphé par les gouvernements. Un cadre règlementaire strict définira les devoirs, les attributions de ces gestionnaires. Des enquêtes de personnalités seront aussi diligentées.

    Ne sreait-ce pas un moyen pragmatique de gèrer sereinement les dossiers du pays en attendant qu’une génération d’hommes et de femmes sérieux et soucieux du bien public émergent et prennent les choses en main ?

  7. Serge Akueson dit :

    je ne vous connais pas bloggueur mais cette note me va droit au coeur. a vous lire j’ai honte meme de me demander ce que j’ai pu faire pour mon pays ?
    on espere que vous allez vraiment durer ces analyses et les suivre de votre personnel investissement. la peur ne serait pas au rendez vous et beaucoup vont nous rejoindre pour changer vraiment car a ce jour on est noyés dans un faux changement.

    reponse a mr jaures : ca doit se faire avec des beninois sinon rien qu’un nigeria nous avalerait.

  8. Heraclius dit :

    Mon cher frere LFC tu ne sauras jamais combien ca m a fait plaisire de te lire.Nous avons une longue marche ensemble.« Nous sommes ce que nous pensons. Tout ce que nous sommes résulte de nos pensées. Avec nos pensées, nous bâtissons notre monde. » (par Bouddha)
    Penses tjrs positivement et analyse objectivement tel que je te connais et tu auras les secrets du nîche

  9. Stan Akanni (New York) dit :

    Very impressed by your note Mr Chobli. If only we had more young people like you ?
    I may discuss one point : what do you mean by involvment ? Politics ?

    Keep it up man .

  10. Nike dit :

    Brillant! Quel honneur! Quelle fierte de te lire! C’est infiniment rafraichissant de parcourir ses lignes, et de nous renvoyer de maniere aussi puissante a notre Conscience. La Jeunesse Beninoise, La Jeunesse Africaine a des responsabilites. De grosses responsabilites. Et le resultat de demain, viendra du dur labeur fourni aujourd’hui.
    N’oublions tout de meme pas de souligner les efforts honorables d’une partie de la Jeunesse, cette Jeunesse Responsable, celle qui a deja compris, celle qui a Porto-Novo, Cotonou, Abomey, Malanville se retrousse les manches et apporte sa pierre a l’edifice…s’efforce dans un environement appauvri et dans une ambiance nationale deletere de construire honnetement un avenir meilleur. Disons a cette jeunesse la, que c’est sur les fondations qu’elle a commence a batir que nous devons poursuivre le travail. Ces efforts ne sont pas vains.
    Encore BRAVO pour ton analyse!

  11. Lionel dit :

    Merci à tous et à chacun pour vos commentaires et encouragements.
    J’avoue que je ne m’attendais pas à être lu plus de 500 fois en une petite semaine et à recevoir autant de messages sur et en dehors de cette page.

    Je suis surtout heureux de voir que le souffle du patriotisme et du progrès existe, vivace et tenace en nombre d’entre nous.

    Au delà donc des écrits, soyons de ces citoyens qui sont courageux dans l’opinion comme dans l’action : investissons-nous à notre échelle pour faire progresser nos valeurs.

    Ceux qui aiment la politique, qu’ils s’engagent,
    Ceux qui privilégient l’économie, qu’ils crééent et investissent dans des structures socialement responsables,
    Ceux qui ont la fibre sociale, qu’ils labourent le terrain avec ces nouvelles valeurs.

    A demain pour une nouvelle chronique.

    Lionel

  12. Lionel dit :

    Quelques commentaires sur Facebook :

    C-D K-Y

    J’ai lu. Bravo pour la plume, toujours un plaisir.
    Tu appelles la jeunesse à un élan patriote pour se ressaisir. Mais le patriotisme se construit, nous n’en avons même pas encore l’idée. Et ça ne me semble pas être sur la voie. Entre exécuti…f et opposition , très occupés à conserver ou rafler le pouvoir à n’importe quel prix, la jeunesse manque de références honorables , de modèle de dignité, et surtout d’Histoire. Sais-tu que la Conférence Nationale est à peine abordée au programme du collège ? Sans parler du fait que notre Histoire écrite ne commence qu’il y a trois siècle, quand le colon s’est mis à l’écrire pour nous.
    L’appel à l’élan est louable mais vain. Il leur faut du travail pour commencer, ce sera un bon départ.
    Nous nous confectionnerons une Histoire et un patriotisme au cours des prochaines décennies, à l’instar des États Unis d’Amérique depuis le XVème siècle.Afficher la suite
    2 septembre, à 11:33 · J’aimeJe n’aime plus ·

    Habib Akanni

    mw je dirai bravo pr l’idée et je vais te paraphrasé en disant que l’Indépendance se mérite. à vrai dire l’Afrique en général n’est pas encore prêt pour être indépendant . je préfaire une recolonisation . celà peut être vas nous amené nous la génération d’aujourdhui à donner un nouvau élan au Développement. vive la recolonisation!
    2 septembre, à 13:09 · J’aimeJe n’aime plus ·

    C-D K-Y par les chinois ?
    2 septembre, à 13:11 · J’aimeJe n’aime plus ·

    Jean Philippe Kratos Bravo! Bravo! Bravo.
    2 septembre, à 13:56 · J’aimeJe n’aime plus ·

    Lionel Fabrice Kpenou Chobli

    @C-D K-Y : Merci ! Effectivement le patriotisme se construit, tout comme le civisme et on a malheureusement fait croire aux gens depuis 20 ans que ça se mesurait par la politique.

    L’education academique (l’histoire dont tu parles), civique et… politique au long cours est une absolue necessite, presque aussi pressante que notre developpement economique. Sinon nous irons toujours droit dans le mur.

    L’appel a l’élan est un appel au travail comme je l’ai dit, au labeur. Sans élan , point d’enthousiasme et de début de mouvement. Le travail est une nécéssité mais même le fait de travailler tend à se dévaloriser. L’on promeut et prefère d’autres types d’instruments de gain. C’est celà qui est grave.

    Comme tu l’as dit, nous nous confectionnerons une histoire et un patriotisme au cours des prochaines décennies. Mais quand commençons nous ? C’est un peu ça le problème. Qui est prêt à se lever pour poser la première pierre non plus pour soi même mais pour après-demain, pour l’avenir ?

    J’ai échangé cet été avec un vieux baobab politique qui se plaignait d’être obligé de sauter à Paris à chaque quinte de toux, eu au égard à l’Etat de nos hopitaux. Il s’est trouvé amer et furieux que je lui rappelle son passé d’administrateur, de ministre, de député et de président d’institution, donc de coupable. Je n’aimerais pas que notre génération finisse comme la sienne.

    @Habib : Recolonisation du temps et de l’espace par NOUS MEMES AFRICAINS !
    2 septembre, à 18:05 · J’aimeJe n’aime plus ·

    Habiatou Baldé Soumaré

    Lionel, félicitations d’avoir eu le courage de passer dans la sphere publique et de poser des debats. une fois par semaine, je sais que j’aurai matière à reflechir sur quelque chose qui me concerne
    2 septembre, à 18:47 · J’aimeJe n’aime plus ·

    Aboubakar Siddick Bagoudou

    Merci PR pour le nouvel espace.

    @C-D K-Y : Vous avez tant raison que nous n’aimons pas notre histoire. La suppression des cours d’education civique en disent trop sur ce que veulent les dirigeants comme peuple. Mieux leur vaut diriger des ben…inois sans boussoles et betes politiquement. E bla wouuuuu 2 septembre, à 19:01 · J’aimeJe n’aime plus ·

    Yéna R. Apithy

    Merci Fabrice. Je vois que malgre la distance notre timing etait le meme. Ca prouve bien ce que je me disais. On s’appel sans fautes!!
    Chams, bien dit.
    C’est dans ma quete de verite et de raison logique a ce marasme que jai fini par comprendr…e: Ce sont dans les premieres heures memes de notre histoire contemporaine que les jalons d’un systeme mafieux ont ete places. Le probleme cest que les forces patriotiques et les rares esprits constructifs, amoureux de la nation ont ete tues dans l’oeuf.
    Vous l’avez bien dit en parlant d’histoire..
    On ne peut rien construire si on ne se souviens de rien, quels sont les exemples, les « role models », qu’enseigne t’on aux enfants.
    La democratie ca se gagne et ca se merite, ca se protege et ca se cherit.
    Nous sommes dans une veritable republique bananiere ou les simples clauses elementaires du droit civique sans parler meme du code penal sont bafoues par ceux la meme qui sont senses les respecter. Au Benin, La charue n’est meme pas avant les boeufs, elle a ete depouyee de ses roue et de son bois par des vandales qui passaient par la. La pauvre paysanne qui se trouvait dessus a ete violee en passant et est en train de mourir au CNHU car les produits de necessite basiques sont en penurie.
    Pendant ce temps, des ministres et hauts responsables se pavanent les poches pleines de fric, achetent des apartements sur les grandes avenues parisiennes, sans scrupules en oubliant qu’une fois leur cheques encaisses ils resteront des ‘bamboulas’ et des singes pour bon nombre de francais.
    Respectons nous enfin!!

    De plus longues conversations entre nous nous permettrons de dire ce qu’on peut faire a notre niveau pour refuser ca!
    Bon courage a tous.

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