Mon intervention radio sur l’Emission  » Cartes sur Tables ce 12 Aout « 


Lionel Kpènou-Chobli sur « Cartes sur table » :« Il n’existe pas de politique nationale pour la jeunesse »

Le président du Conseil d’administration (Pca) du Cercle d’action pour la promotion de la jeunesse (Cap’Jeunes), Lionel Kpènou-Chobli a jeté un regard critique sur la situation des jeunes béninois. Hier dimanche 12 août 2012 au cours de l’émission « Cartes sur table » d’Océan Fm, il a souligné qu’il n’y a pas de politique consacrée à la jeunesse au Bénin.

Lionel Kpènou-Chobli a déploré hier sur Océan Fm, l’inexistence d’une politique homogène pouvant impacter la vie des jeunes béninois. L’Etat ne disposerait pas de politique globale coordonnée devant garantir une bonne santé, un environnement sain et de belles perspectives aux jeunes. « A vrai dire, je ne pense pas qu’il n’y ait de politique nationale pour la jeunesse, qu’il y ait jamais eu de politique nationale pour la jeunesse », a-t-il déclaré. Selon lui, le Bénin doit aller à l’école des Etats qui ont pu définir un agenda bien élaboré pour la couche juvénile. Et très édifié par les expériences déjà réalisées par Cap’Jeunes, l’invité de Virgile Ahouansè a souligné que l’Etat doit réfléchir à une politique d’aménagement du territoire pour favoriser les opportunités d’emploi, moderniser ses organes et approfondir la décentralisation. Lionel Kpènou-Chobli propose en outre au gouvernement de créer des activités transfrontalières, qui sont de véritables creusets d’échanges entre populations et d’opportunités d’emploi.

« Cap’Jeunes pour servir la jeunesse »

Hier dimanche 12 août 2012, Journée internationale de la jeunesse, le Pca de Cap’Jeunes a aussi informé les auditeurs d’Océan Fm des actions que mène son association. A l’en croire, Cap’Jeunes existe depuis trois (03) ans et demi et regroupe de jeunes béninois et d’autres nationalités vivant au Bénin. Aux dires de l’invité, l’association n’a jamais été associée aux manifestations officielles célébrant la journée de la jeunesse mais reste toujours attachée à ses objectifs. Principalement, elle en a deux : rehausser la dignité de la jeunesse à travers l’éducation et promouvoir la femme. D’ailleurs, Cap’Jeunes travaille actuellement sur plusieurs projets importants pour les jeunes. Par ailleurs, elle participe au débat politique national (notamment la Liste électorale permanente informatisée, la révision de la Constitution du 11 décembre 1990) et s’implique dans plusieurs programmes éducatif, sanitaire et économique dans certaines communes du Bénin.

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Mon intervention radio sur l’Emission  » Cartes sur Tables ce 12 Aout « 

Le Culte des Fora, la Vacuite des Agora et le Regne des Fiascos !


Notre propension africaine a singer les manifestations intellectuelles des pays occidentaux et développés amusait autre fois.

Désormais elle doit inquiéter et ce pour trois petites raisons a mon sens.

1- La culte des fora n’est-il pas une fuite en avant face a des problèmes bien connus, réels et en expansion. A quoi bon entretenir le mythe de la résolution de problèmes politiques, économiques et sociaux par la mixte conjonction des méthodes antiques grecques (voir d’ailleurs que la Grèce a bien change depuis a force de plus parler que faire, long déclin a travers les ages) et de l’héritage suppose de l’arbre a palabres de nos contes traditionnels.

Le monde a change. Il est au regroupement mais pour agir. Penser oui mais avec des débouchés pour panser les maux de la société et non dépenser le fruit du labeur du citoyen presque exsangue.

2- La vacuité des agora

Se rassembler c’est bien. C’est entretenir le lien. Cultiver l’intelligence. Développer la concertation. Mais ce n’est utile que si les rendus opérationnels existent.

Réflexion. Conception. Adoption. Opération. Évaluation. Re dynamisation. Oui.

Séances. Dépenses. Absences. Non.

La Chine, L’Inde, le Bresil, l’Afrique du Sud et les pays arabes tiennent moins de conférences sur un an qu’un seul de nos ministères en afrique subsaharienne sur un mois. Cela n’est pas acceptable.

Surtout cela pose la question de la vacuité chez nous des agora utilisées chez les autres pour ce travail intellectuel de vision qui doit alimenter l’administration. Partis politiques, chambres de commerce, groupements professionnels, syndicats, associations sont devenus des clubs, des coteries, des hameaux de la pensée mais des temples de la deblateration ou dans le confort, on s’accroche aux ersatz du vrai pouvoir.

3- Le règne des fiasco

Annonces comme puissances naturelles d’une Afrique futur géant du monde du 3eme millénaire, ou se trouvent l’Algérie, l’Egypte, la Guinee, le Nigeria, la RD Congo, l’Angola ? En termes de gouvernance, de développement et de promotion de l’homme (je n’ose pas dire bonheur).

Pourquoi le Cap Vert, le Ghana, la Tunisie malgré ses fragilité post Ben Ali, le Kenya, la Tanzanie avancent-ils mieux ?

Ce que nous ne faisons pas est pire que tout ce que nous reussirions si il s’agit de trahir nos devoirs et de nous mentir.

C’est ainsi qu’une nation du Golfe de Guinee, jadis érigée en quartier latin de l’Afrique, se gargarise désormais d’un taux de réussite au Baccalauréat de 15 a 20%. Dans l’indifférence absolue de ses fils, persuadés que demain sera meilleur qu’aujourd’hui sans bouleversement structurel. C’est comme cela que 47% des sénégalais sont pauvres mais qu’on érige des monuments a des milliards de francs avec comme symbolique, la main tournée vers les Ameriques.

Aimons nous les uns les autres implique, aimons nous nous mêmes pour pouvoir aimer convenablement l’autre.

Halte au conférences, aux forums, aux ateliers finances avec l’argent public. Non a ces événements qui en 3 jours engloutissent de quoi construire et équiper 10 écoles et maternités.

La subite disparition d’Olivier Ferrand nous rappelle que le role de l’intellectuel ce sont les idées, les concepts. Le role du politique c’est leur traduction en faire-faire, en stratégies. L’administration doit transposer, exécuter, rendre efficace. Qu’on l’y amène sinon bonjour le millénaire.

Le Culte des Fora, la Vacuite des Agora et le Regne des Fiascos !

Ma Liberte de Penser : Acte 2


Après de longues semaines d’absence, d’infidélité et je dois avouer, un peu de paresse entretenue,

Je reprends ce 2 juillet des écrits réguliers.

Pourquoi ? Parce qu’il faut continuer ce qu’on a commence.

Parce que j’aime profondément écrire, le partager, susciter le débat, observer les critiques, apprendre de différents points de vue. Bref me nourrir intellectuellement a la seve du débat d’idées.

Ceci dit, j’ai décidé de ne plus parler du Benin en tant qu’entite, de sa gouvernance en tout cas. C’est un sujet qui me meurtrit et j’estime devoir prendre du recul pour ne pas, par dépit amoureux pour la patrie, aller trop loin et trop brutalement dans des analyses qui handicaperaient peut etre la possibilite même de dépasser demain, les travers d’aujourd’hui.

Par moments, au lieu de vouloir secourir vainement 100 naufrages, il est plus intelligent d’essayer d’organiser sur l’autre rive, le secours des potentiels survivants.

Ceci pour dire que nous irons plus loin, plus haut et plus fort dans des réflexions, pensées, pistes ou débats. Nous nous interesserons dans des notes raccourcies, a la place de l’homme dans ce qui est pompeusement appelle développement et que nous appelons, nous, lutte contre la misere. Partout dans le monde, misere et pourtant, partout, perspectives de lumiere.

Vous souffrirez que, quelques fois, je parle de moi.

A lundi, c’est promis !

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Ma Liberte de Penser : Acte 2

Macky Sall : L’Expérience et la Constance au service de l’Espérance


Par Lionel Kpenou-Chobli
Directeur Associé du Cabinet Optimum Consulting

Qui est Macky Sall ? D’où vient-il ? Ou va-t-il ? Ce sont des questions que se posent nombre d’analystes, de commentateurs et d’auditeurs de l’actualité politique africaine depuis les résultats du 1er tour de la Présidentielle Sénégalaise de 2012, faisant passer l’homme de Fatick pour un ovni venu bousculer le paysage politique sénégalais.

Non pas que le candidat arrivé en seconde position avec près de 27% de l’électorat (plus que le fameux ¼ bloquant du Président Wade qui a suscité la révolte un certain 23 Juin) n’eût agi pour se camoufler et passer entre les mailles du filet médiatique mais parce qu’ainsi l’on a voulu voir ou ne pas voir, considérer ou ne pas considérer celui qui, nous le croyons, sera ce Lundi 26 Février, le 4ème Président de la République du Sénégal.
Ingénieur géologue, Directeur Général des Pétroles du Sénégal, Ministre, Maire, Premier Ministre et Président de l’Assemblée Nationale. Un parcours pourtant bien rempli pour un homme né après le soleil des indépendances, issu de milieu modeste et qui n’a eu de faveurs que celle de la rétribution de ses efforts, de la persévérance de son engagement et la fidélité aux valeurs cardinales qu’il s’est définies. Ceux qui n’ont pas vu venir la fusée Macky 2012 n’ont pas voulu se dépouiller des oripeaux d’une pensée et d’une pratique politique basée sur la certitude froide, la ruse politique, la façade propagandiste, la débauche de moyens matériels, la désacralisation du contact humain et surtout la constance en politique.
Dès ce mois d’Avril 2011 ou nous avons entamé la marche, c’est précisément ce qu’il nous a été donné d’observer, de constater et de partager au contact de Macky Sall et de ses équipes. Lorsque l’ami, citoyen engagé et redoutable combattant politique, Samba Thiam nous a proposé de venir contribuer à l’élection de l’homme, les pronostics et les paris tenaient plutôt d’une incertitude totale ou d’une tendance désarçonnante. Mais rien ne pouvait ébranler la flamme gagnante d’une équipe structurée et déterminée à l’image de son leader, convaincus que « c’est le terrain qui commande les politiciens et le terrain, cela se travaille ».
Ce que nous voulons partager avec le public africain aujourd’hui c’est cette ambition, cette vision et ces solutions qu’incarne Macky Sall. Ce que nous voulons porter c’est cette Audace, cette Constance qui font sa performance. Nous voulons dire à nos frères et amis sénégalais comme africains dans cette destinée à être lue avant ou après les résultats du second tour de l’Election Présidentielle, que s’il plaît à Dieu, ils auront un Président de la République du Sénégal qui gagne à être connu, dont les talents sont reconnus et dont l’ambition est continue pour son peuple et pour l’Afrique. Et nous le disons sans idéalisme et sans rêveries superflues : c’est parce que Macky Sall connait les réalités qu’il saura créer les opportunités politiques, économiques et sociales pour plus de Justice, de Solidarité et de Prospérité à partager.

Nous croyons en Macky Sall pour son expérience. D’un simple service administratif à la gouvernance de l’état, il a été à l’étrier de la gestion publique, de l’administration et de la conduite des affaires politiques. Dans une Afrique en proie aux crises nées de déséquilibres institutionnels, de méconnaissance des règles ou de piétinement des équilibres, Macky Sall saura à notre sens (et c’est dans son ambition) rééquilibrer les institutions pour mieux les rentabiliser, pour qu’elles se respectent et soient respectées. Son expérience est d’autant plus singulière qu’il serait l’un des tous premiers sinon le tout premier Chef d’Etat de l’ancien espace colonial français élu démocratiquement, sans succession héréditaire, à être né après les indépendances. Car Macky Sall a aussi l’expérience du terrain social. Les maux qui minent le Sénégal et qui oppriment le sénégalais sont ceux là qu’il a du affronter pour construire son destin. Son orientation vers le social-libéralisme indique d’ailleurs parfaitement cette orientation de développement qui veut que l’on favorise l’investissement et que l’on facilite l’initiative privée tout en générant des mécanismes qui protègent et accompagnent l’homme, lui assurant sa dignité et lui permettant d’être un réel acteur du développement. C’est cette distinction qui fait du programme YONNU YOKKUTE un instrument du « faire » bien plus qu’un catalogue du « promettre ».
Nous croyons en Macky Sall pour sa constance. Les plus farouches adversaires de l’homme, en dernier lieu se voient contraints de la lui reconnaitre. C’est un homme qui a de la valeur parce qu’il reste perpétuellement attaché aux valeurs. Celles de la société sénégalaise, celles de la sagesse africaine, celles aussi de la marche des peuples vers la modernité, mais surtout et avant tout, celles fondatrices de son engagement en politique. Constance dans l’Intégrité, Constance dans l’Equité et Constance dans l’Efficacité. Pas un contempteur politique n’a pu déballer un seul dossier de malgestion durant la campagne électorale. Pas un seul n’a pu arguer du danger d’élire un homme clanique, régionaliste ou opaque à la tête de l’état. Pas un seul n’a pu contester l’efficacité du travail accompli depuis 2008 au sein de l’APR puis de la Coalition Macky 2012 avec des relais stratégiques et opérationnels comme M° Alioune Badara Cissé ou Seydou Gueye, l’homme du lancement mémorable que fût « l’Opération Diamalaye ».
Nous croyons enfin que Macky Sall sera un bon président pour le Sénégal et un homme d’état utile pour la construction politique et économique ouest-africaine et africaine parce qu’il porte véritablement une espérance. Une espérance qui est Foi plutôt que Moi ; une espérance qui est Travail plutôt que discours ; une espérance qui est Tolérance plutôt qu’insistance. Une espérance qui fait de chaque sénégalaise et de chaque sénégalais le point de départ de l’ambition de développement de son pays. Une ambition qui accepte la réalité mais refuse la fatalité. Une ambition qui combine la sagesse des anciens avec les aspirations des jeunes. Une ambition qui consacre le primat de l’homme sur l’argent roi. Une ambition et une espérance pour un Sénégal debout dans une Afrique qui se lève.
L’audace, la constance et la performance ont mis le Président Macky Sall en situation de devenir le 4ème Président de la République du Sénégal. Son ambition, sa vision et les solutions que ses alliés et lui implémenteront devront faire du Sénégal nouveau de 2012, un phare de la Démocratie, du Développement et tout simplement de la Dignité de l’homme africain. Car nous souhaitons à l’investiture de cet homme d’une nouvelle génération, un nouveau discours de Dakar, par l’Afrique et pour l’Afrique.

Macky Sall : L’Expérience et la Constance au service de l’Espérance

A la découverte du Béninois


Préjugé ou abus de langage ? On dit que le Béninois est individualiste. Tout pour lui. Rien pour les autres. Et parce qu’il serait bouffi d’égoïsme, il n’aime s’associer à personne. Il préfère jouer en solo. C’est pourquoi, dit-on encore, quand le Béninois est près du but et qu’il est en passe de marquer le but, il pourrait, contre toute attente, botter en touche.
Voilà un procès fait au Béninois et qui le cloue au pilori. Beaucoup de Béninois donnent le sentiment d’en assumer le verdict. Comme s’ils se résolvaient, en manière d’autocritique, à accepter ce qui leur est reproché.
Nous ne sommes pas prêts, quant à nous, à suivre ces Béninois. La réalité est plus complexe. Il faut s’interdire de la simplifier. L’observation de notre société, dans son fonctionnement, nous oriente vers le rejet de ce supposé individualisme du Béninois. Les Béninois savent s’associer. Les Béninois réalisent, ensemble, de grandes et belles choses.
Les Béninois sont par exemple très famille, si l’on peut dire. En ce que les choses qui touchent à leur communauté de base ne les laissent presque jamais indifférents. Ils s’investiront sans compter dans les baptêmes, dans les mariages et dans les funérailles, avec force uniformes. Ce sont de grands moments qui rassemblent les membres d’une communauté. Lesquels, par l’affirmation d’un fort sentiment d’appartenance, communient à des valeurs partagées.

C’est cet esprit famille qui se poursuit avec de grandes célébrations comme le Nonvitcha, le rassemblement des Mahis de Savalou, le Gani à Nikki ou « la Pâque ouidanienne » ?
Sur un autre plan, que de découvertes faisons-nous quand nous abandonnons les sphères officielles sur lesquelles se concentrent les caméras de l’actualité médiatique. Prospectons les marges de notre société. Celles qui se situent dans les profondeurs de l’informel ou dans l’anonymat de la marginalité. Allons sur les traces de la tontine par exemple. Ce sont des milliers de banques, bien de chez nous, qui se ramifient et qui irriguent l’univers des affaires dans notre pays. Si les Béninois n’aimaient pas s’associer, comme on veut le faire croire, pourquoi cela marcherait-il ? Et Dieu sait que ça marche ! A côté, c’est plutôt le microcrédit, produit officiel et d’importation qui grince et qui fait du bruit.

[Suite:]

Le Béninois signera des chèques sans provision, mentira à son banquier. Mais jamais il ne trompera son tontinier. L’univers moderne de la banque est impersonnel. L’argent du microcrédit est encore perçu comme l’argent de l’Etat qui reste la plantation de Monsieur et de Madame tout le monde. L’univers de la tontine est balisé de valeurs que nul ne saurait enfreindre impunément. Le tontinier est un être de chair et de sang. C’est un autre soi-même. Rien de comparable avec une entité abstraite comme une banque. Un établissement financier ne sait identifier le client qu’à son numéro de compte. Toutes ces considérations pour aboutir aux deux conclusions que voici.
Première conclusion. C’est faux : le Béninois ne rechigne pas à s’associer aux autres ou à travailler avec les autres. Mais il est plus juste de dire que le Béninois tarde à faire son entrée dans l’espace de l’entreprise moderne. Il en ignore encore les règles et les principes fondamentaux. Il n’y retrouve ni ses repères existentiels ni les valeurs que lui fait porter son éducation de base. Entre le Béninois et l’entreprise de type moderne, il y a lieu de parler d’un malentendu profond qui se traduit par un véritable choc de cultures. Dans ce cas, le soi disant individualisme du Béninois est à tenir non pour un trait de caractère, mais pour un moyen de défense. Juste une réaction contre ce qui perturbe sa vision des choses.
Deuxième conclusion. L’entreprise de type moderne est à repenser en Afrique en général, au Bénin en particulier. L’entreprise est à réinvestir d’un certain nombre de valeurs qui tracent au Béninois, dans sa culture de base, un chemin de destinée, tout en lui indiquant les frontières à ne jamais franchir. C’est le « Gbê do su » des Fon. A redécouvrir. A réinterpréter à la lumière des réalités du monde contemporain. A s’en servir, surtout, pour construire le Bénin de nos rêves.

Jérôme Carlos
La chronique du jour du27 octobre 2011

A la découverte du Béninois

Comment aimer une africaine sans se ruiner ?


En Afrique, on peut traîner de bar en bar sans un sou et boire jusqu’à en perdre la raison. A la fin du mois par exemple, il y en a que l’argent rend littéralement bêtes, ils sont comme frappés d’une folie dépensière et offrent à boire aux passants, comme s’ils étaient ou trop riches ou trop généreux ! Par contre, il est impossible de passer d’un sandwich à un autre sandwich. Même en médisant du village tout entier, vous ne verrez plus personne vous offrir à manger. Pourquoi donnerait-on du pain à un gars… ? On ne se fait pas de nouveaux amis avec du pain ! Si la farine cuite soulage la crampe d’estomac, elle n’exalte pas la conversation comme l’orge torréfié. Or celui qui régale veut rigoler, être écouté, être accompagné, en somme noyer ses soucis, et non pas allonger sa propre bile des fastidieux borborygmes d’un affamé anonyme.

Cela dit, en matière amoureuse, boisson plus sandwich ne servent à rien si l’ « argent de taxi » ne vaut pas au moins le prix de la course… Il faut donc veiller à prévoir FCFA 2.000 lors d’un rendez-vous galant. Quand bien même vous la déposeriez chez elle avec votre auto, gardez à l’esprit que votre nouvelle amie a dû emprunter un taxi pour se rendre au lieu du rencard ! Autrement, la belle vous demandera carrément, sur le ton de l’invective, si vous pensez qu’elle ne mange pas chez elle, s’il vous a semblé qu’elle s’est déplacée pour votre « jus », si elle est « à une plaquette de chocolat près », si vous l’avez bien regardée, si vous vous croyez trop beau… ! Et au cas où vous la mettriez dans un taxi, en exigeant du chauffeur qu’il vous rende huit mille francs de différence sur la grosse coupure que vous lui tendez (FCFA 10.000), elle signera, par une réflexion amère, ce qui sera sans doute votre dernière rencontre : « Ya ! J’espère que tu vas acheter des hectares de terrain avec cette ’’différence’’ ! On va pas aimer les femmes, si on n’en a pas les moyens, yeu ! » Enfin, ne perdez pas votre temps à rappeler pour savoir si elle est bien arrivée, vous n’entendrez qu’une fois le bruit de la sonnerie à laquelle succèdera brusquement un message vous annonçant que l’abonnée n’est pas disponible : vous n’avez pas su être convaincant !

Il faut préciser que le commerce amoureux n’a pas toujours été aussi difficile. Naguère, dans ce continent qui, depuis le quaternaire, a inventé l’homme, il suffisait d’aussi peu que d’un doigt de banane, de quatre beignets (« atchomo ») et d’un bol de bouillie pour ravir à la plus belle fille de la commune un « grand merci ». Un dicton camerounais énonce que celui qui dit merci demande encore, allez donc savoir ce que veut dire celle qui vous adresse un grand merci énamouré, un sourire large de gratitude et des regards pétillants de rassasiement. Depuis l’apparition du smartphone made in Dubai et de Canalsat à FCFA 5.000/mois, les yeux de nos filles ont été dessillés. En dépit de la fixité du franc CFA sur le marché des devises, sa valeur sur le marché sentimental a connu un bond qui donnerait le tournis à n’importe quelle Blanka Vladic.

Désormais, seuls les arguments sonnants et trébuchants ont cours légal. Ils sont bien loin, les souvenirs de nos premières amours, au lycée. Elles venaient s’emmurer amoureusement dans notre chambre, parler pour ainsi dire à gorge déployée, faire des gorges chaudes des méthodes de tel enseignant, s’assécher le palais à susurrer « je t’aime » pour, au bout du compte, quand la tendre demandait une boisson amplement méritée, se faire apporter un verre d’eau fraîche, qu’elle avalait en glougloutant d’un plaisir toujours renouvelé par la formule « encore ». C’est tout juste si elle ne disait pas « bisser ! ». Avec deux verres d’ « eau glacée », nombre d’histoires d’amour ont tenu, contre vents et marées. En ces temps-là, l’amour était rafraîchissant. C’était l’âge d’or de l’expression vivre d’amour et d’eau fraîche !

Manuel du dragueur : leçon inaugurale

De nos jours les choses sont moins simples. Nos femmes n’aiment rien tant que le froufrou des billets de banque, l’odeur de l’argent frais. Voici une petite illustration historiée de ce qui vous attend. Dans la langue employée, les adverbes « même » et « déjà » servent à marquer respectivement l’agacement et l’étonnement. Alors, vous avez rencardé votre nouvelle petite amie.

Elle arrive avec deux heures de retard et s’étonne sincèrement : « – Tu es déjà là ? » Vous voulez lui dire non, ce n’est qu’un fantôme, mais vous n’êtes pas sûr qu’elle comprenne. Vous vous enquérez : « -Tu aurais pu appeler pour me prévenir de ton retard, non ?
- ça n’aurait plus été un retard si je t’avais prévenu ; le droit au retard est un droit fondamental de la femme, consacré par nos coutumes. D’ailleurs, le crédit-là se ramasse par terre ? Déjà que ce matin, tu m’as coupé mon bipage.
- Et les call-boxes, c’est pour les chiens ?
- Tout ça avec les petits FCFA 5000 d’hier ? Pardon, il faut m’acheter l’avion, je ne serai plus en retard. Le call-box, le call-box… J’étais pressée, toi aussi ! (Qu’aurait-ce été si elle n’avait pas été « pressée » ?!)
- Je vois ça. Et pourquoi as-tu éteint ton téléphone ?
- Pff ! Achète-moi un smartphone si tu veux plus que mon vieux parpaing-ci soit éteint. C’est même quoi cet interrogatoire ? Je suis au tribunal ? Je vais rentrer, si ça continue comme ça. Tu me poses mille questions, mais aucune ne me demande comment je vais. Alors qu’il y a même ma nièce qui est malade. Je ne vais pas durer ici… »

Si elle vous querelle au lieu de se faire pardonner, c’est officiel, elle est abonnée à Canalsat et n’a jamais manqué un épisode de Secret Story. Si à peine arrivée, elle veut rentrer chez elle, vous comprendrez aisément qu’elle est venue uniquement pour se faire rembourser son « argent de taxi ». En plus, elle a accentué le caractère urgent de votre obligation par l’évocation d’une maladie imaginaire d’une nièce que vous ne connaissez ni d’Ève ni d’Adam. Quant à son penchant au retard, c’est pathologique, c’est culturel ! Elle se prend pour une bouteille de vin qui prendrait de la valeur au fur et à mesure du temps qui passe. Elle fait la difficile alors qu’elle est conquise depuis le premier instant, voudrait s’entendre dire « je t’aime » alors qu’elle est la première à n’avoir pas besoin d’amour.

Au Cameroun par exemple, l’idée est sans doute que si l’on vous a fixé un rendez-vous, vous êtes par-là même la propriété de celui ou celle qui a accordé ce rendez-vous, votre temps se confond au sien, on peut vous faire mariner dans votre jus à discrétion. Pas étonnant que nous ne soyons à aucun grand rendez-vous de l’histoire, on pense régulièrement que « rien ne presse », pas même le développement, et que, comme aime à ironiser un prêtre que je ne vais pas nommer, qui sait sûrement de quoi il parle, « même le bon Dieu peut attendre ! Cinq minutes de retard au culte du dimanche ne vous feront pas manquer le train pour le paradis. » Bref, si le temps, c’est vraiment de l’argent, apprêtez-vous à être ruiné ! L’amour, sous les tropiques, est un luxe que ne peuvent se payer toutes les bourses ; si vous êtes trop près de vos sous, faites sur-le-champ une croix sur votre Africaine.

Autrefois, les parents prenaient plaisir à rappeler à leurs filles qu’ils étaient là pour eux : « ma fille, qu’un garçon ne te raconte pas d’histoires, il n’y a rien qu’il pourra t’offrir que je ne te donnerais pas moi-même ». Bien d’enfants ont grandi avec cette fierté-là. Aujourd’hui, si d’aventure vous rappelez à votre amie, qui vit encore chez sa mère et vous exige l’argent de sa crème corporelle, qu’elle ne frappe pas à la bonne porte, ou que son propre père est encore vivant, et qu’en conséquence c’est lui qui répond d’elle, elle vous rétorquera non sans pertinence que ça n’est pas son père qui lui roule des pelles à tout bout de champ et la lutine six jours sur sept. Ne vous avisez pas de lui conseiller de se trouver un job, elle pensera que vous l’envoyez se prostituer. Et elle pourrait bien ne pas vous en vouloir et se résoudre à cette excellente suggestion. Car elle n’y perdrait pas au change.

En fait, l’équation est assez simple : soit vous casquez, soit vous vous cassez ! L’amour, pff… ! Ça ne nourrit pas son homme (a fortiori sa femme)… ça vient en son temps… par-dessus le marché… après la satisfaction des besoins alimentaires, élémentaires, primaires comme…euh ! le Iphone4… L’amour 4G, d’accord, mais encore après la diffusion de la dernière série sud-américaine à la mode : La fille du jardinier. Pas question d’en manquer un épisode ni sa rediffusion. Peut-on être à la fois si matérielle et si fleur bleue ? Oui, toutes les séries d’amour qui font fureur parlent de filles que l’amour fait grimper dans l’échelle sociale. L’amour est une ambition comme une autre. L’amour en Afrique… bien sûr ! Mais enfin… après l’atteinte des rêves de prestige, après une saignée sauvage de votre carte de crédit. En somme, faudrait-il, pour n’être jamais ruiné, n’aimer jamais une Africaine ? A chacun sa petite histoire après tout. Douce Afrique ♪, chère patrie de mon enfance ♫…

Eric ESSONO TSIMI in L’Autre Afrique

Comment aimer une africaine sans se ruiner ?

Et Nafissa … toucha le fond !


Un mythe qui s’effondre ou un mythe qui se confirme ?

D’aucuns, africains ou autres ne cessent de vociférer que les femmes africaines sont dans une large partie des dangers publics ou des publics dangereux.

La chose fait courrir la gueuse de tous continents aux hommes africains en quête d’autres horizons sentimentaux et matrimoniaux et agit comme une attraction-répulsion au niveau des occidentaux. Ces derniers restent partagés entre  » la femme de feu  » au seins  » debout  » et au postérieur galbé, femme de maison appliquée, caractère enflammé et selon les goûts, maîtresse endiablée; et celui de la matérialiste sans foi ni loi, amatrice  » de chéques, de chic et de choc « . J’ai rencontré une fois, un turc rentrant de Kaolack au Sénégal et qui avait fini par se ficher lui même les fameuses perles  » bim-bim  » aux reins. En souvenir des assauts voluptueux d’une femme disait-il  » à la peau d’ébène et au tempérament peu amène « . Il rentrait totalement dépouillé. La belle avait fait rugir dans son sommeil deux American Express avec un complice. 35000€ de dégats.

Nafissatou la menteuse, Nafissatou la racolleuse, Nafissatou la délinquante, Nafissatou la trafiquante, s’est donc appliquée à nous cacher ses dégustations intimes jubilatoires avec le DG/FMI, pour se fendre d’allégations de violences sexuelles. Strauss-Kahn devenait alors pour tous  » Domi-Nique le Pervers « , présidentiable en puissance qui tentait de retourner la négresse à l’endroit et à l’envers avant de se retrouver dans les travers d’un tourbillon politico-judiciaro-médiatique inédit.

Puisque l’édifice de la fierté noire face à l’envahissant et vitupérant pénis juif s’est effondré et que les espoirs démeureront vains des dollars réparateurs d’une prétendue friponnerie intime, puisque la cousine Nafissatou n’a pas cru devoir partager avec nous son nirvana new-yorkais pour ne nous réserver que le pseudo golgotha qu’elle aurait vécu, il faille en tirer quelques leçons.

1. L’homme est définitivement le sexe véritablement faible. Voilà un destin annoncé comme présidentiel et qui pour n’avoir su résister à une levée de pine circonstancielle, sombre dans le pestilentiel.

2. DSK a un véritable problème avec le sexe. Celui du troussage à tout va ( des femmes de pouvoir aux simples domestiques). Ses gaucheries ont eu raison de son accession au sommet de la 5ème puissance mondiale.

3. Les africaines en prendront plein la figure. Au mieux passeront-elles (un peu plus diront les langues acides) pour des dégustatrices qui crachent ensuite sur le fruit des délices sur l’autel du matérialisme, au pire seront-elles frappées un moment du sceau du mensonge, de l’affabulation, du parjure et même traitées par de petits pervers malins comme des provocatrices en mal d’extorsion, des violeuses qui vous laissent des griffes sur le torse, des hématomes dans le dos et une carrière politique dans le c…

Personnellement, je ne regrette pas d’avoir défendu Nafissatou Diallo bec et ongles pour deux raisons : trop de violences sont faites aux femmes dans le plus grand silence et trop d’hommes usent de leur ascendance sociale et matérielle pour en abuser ; ensuite, un vieillard de mes fréquentations disait que  » la dignité est le bien le plus précieux d’une femme, elle est un pagne que la société lui noue autour des reins à sa naissance et qu’il lui appartient de préserver ou de galvauder. Aucune autre toile ne saura cependant lui redonner tel éclat  » .

Messieurs, Camarades :  » Ne vous demandez plus ce que vous pouvez faire pour votre braguette, demandez vous ce que votre braguette peut faire contre vous  » ! C’est la morale ca.

Lionel Kpenou-Chobli

Et Nafissa … toucha le fond !